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mardi 6 septembre 2016

Souvenez vous des espagnols, souvenez vous des nègres.

Juste avant de rentrer chez nous, comme en point final à la "grande migration" qui nous a fait faire le tour de la terre, nous avons passé une belle journée avec un vieil ami de Tarbes, Emilio. A l’ombre de la jolie maison en bois qu'il a construite tout seul, dans son jardin dans lequel il fait pousser des tomates savoureuses et du piment d’Espelette, papi « Milou » (c’est comme ça que les enfants l’appellent depuis qu'ils sont tous petits) nous a donné à lire les premières pages de son autobiographie. Oriane a lu à voix haute, et nous autour d’elle, dans une émotion perceptible, nous avons écouté son histoire, celle d'un petit garçon de 7 ans dont le père avait fui le régime franquiste pour la France au lendemain de la seconde guerre mondiale. 

lundi 15 août 2016

Pourquoi nos enfants ne retourneront pas à l’école en septembre


A la rentrée de septembre, Ilyan et Nayla ne retourneront pas à l'école. Nous ne les avons pas réinscrit. 
La raison de cette décision surprenante est très simple, évidente même, au point que nous regretterions presque de ne pas l'avoir prise avant. Ce voyage autour du monde nous a donné l’occasion de leur faire nous-même l’école (nous, c’est-à-dire parents et grands frères et sœur). Et tout a changé…

vendredi 12 août 2016

Vivre en prison ? Le retour ...

Le retour, via une halte à Paris est bizarrement ... non bizarre. C'est comme si tout était resté comme avant. Comme si, en fait, ce n'était pas le monde que nous ne reconnaissons plus après avoir vécu en ses marges pendant près d'un an, mais plutôt nous qui nous ne reconnaissions plus dans ce monde-ci. Nous sommes devenus des étrangers et, du coup, beaucoup de choses paraissent étranges. Comme par exemple cette obsession pour la sécurité ...

dimanche 7 août 2016

L’empire Inca existe toujours à Taquilé


A la fin, mon rationalisme devra bien s’accommoder d’une vérité que je ne peux plus nier : Tout du long de ce grand voyage, l’Univers nous aura eu à la bonne. Et même si cela ressemble bien à de la pensée magique, il me faut avouer que notre séjour final sur l’Ile de Taquilé, dans la partie péruvienne du lac Titicaca, présente bien toutes les caractéristiques d’un cadeau du ciel. Pendant 12 mois, nous avons cherché par monts et océans des Open Villages, ces communautés que nous avions sélectionnées avant de partir parce qu’elles répondaient aux « cahier des charges » que nous avions déterminé pour ces communautés rurales autonomes dont nous voulions apprendre les secrets. Et voilà que, de manière impromptue et alors que nous commencions à plier nos bagages et à préparer le grand retour, nous décidons de faire un « petit passage » rapide à Taquilé pour voir ce qui s’y passe, sans doute en partie décus par notre expérience sur la Isla del Sol où l’accueil des hommes ne fut pas à la hauteur de la splendeur des paysages. Nous voilà donc partis pour une visite éclair de 2 jours qui se transforma en une semaine et, n’eussent été les Jeux Olympiques au Brésil qui remplirent tous les avions que nous aurions pu prendre pour arriver à Sao Paulo avant le 7 août, nous serions bien restés une semaine de plus. La raison de cet engouement pour une Ile qui ne fait pas plus de 5, 5 Km2 ? Elle abrite un Open Village, peut-être d’ailleurs le plus complet ou cohérent qu’il nous ait été donné de voir. Leur secret ? Les règles et les traditions de l’Empire Inca y subsistent toujours, cinq siècles après la Conquista. 

mardi 19 juillet 2016

"Be Nice" ?

« Be Nice ». Voilà tout ce que nous trouverions à répondre à la haine aveugle ? Après les attentats de Paris, j'écrivais que nous étions devenus comme l’agneau qui tend le cou au boucher en pleurant que tout cela n'est pas de sa faute et, qu'innocente victime, il ne croyait pas mériter un tel traitement. Je n'avais pas imaginé que l'on pourrait aller jusqu'à demander aux bourreaux de «faire ça gentiment ». En fait, je n'avais pas voulu croire que nous étions déjà aussi exténués, autant dépourvus de force morale que nous préférerions un slogan « malin » à un vrai sursaut de vertu. Oui, vertu, de virtus, la force : celle de voir que le mal est tellement profond qu'il ne s'agit pas seulement de le surveiller, de l'infiltrer, de le rééduquer, de l’expulser hors des frontières, de l'emprisonner ou même de le bombarder.

lundi 11 juillet 2016

Les incas

Notre voyage autour du monde à la recherche des secrets des "Open Villages" était conçu comme un voyage de découvertes et d’apprentissage et non comme un voyage de tourisme. Des découvertes et des apprentissages, nous en avons eu, plus même que nous ne l'imaginions, y compris dans les phases de détente ou de "tourisme culturel". Dernier exemple en date, notre séjour à Cusco où, n'ayant pas trouvé de village pour nous accueillir, nous nous préparions à suivre les centaines de visiteurs qui, en cette période de l'année, s'agglutinent devant les ruines incas et parcourent en trek les routes de l'empire de Huayna Capac. C'était sans compter encore une fois sur la divine Providence qui nous fit choisir un peu par hasard un hébergement chez Fernando, un architecte passionné par les incas, qui a visité le Machu Picchu plus de 40 fois et qui est une encyclopédie vivante sur les moeurs, les coutumes, et l’organisation sociale des fils du soleil. Chaque repas avec lui a été l'occasion d’en apprendre un peu plus sur cette civilisation prodigieuse. Et, bien sûr, d'établir des liens entre la  philosophie politique et sociale des incas et les contours, de plus en plus précis pour nous, de ce que nous avons appelé les Open-Villages. D'une certaine manière, c'est comme si la civilisation inca avait réussi à créer et à gouverner une fédération d’Open Villages... Jugez en plutôt :

lundi 20 juin 2016

Ils sont quand même forts chez Nespresso!

J'ai déjà raconté l'histoire de la cafetière Costa Ricaine en bois dans ces colonnes (hyperlien). Nous sommes depuis quelques jours en Colombie, dans la région de Popayan, dans une maison isolée au milieu de la forêt. Hier, après avoir nettoyé toute la maison et réagencé les chambres pour que nous puissions y dormir confortablement à huit, l'envie nous est venue de prendre un café. Là où nous sommes il est clair que nous ne trouverons pas un bistrot pour nous servir. Il nous a donc fallu le faire nous-même avec les moyens du bord.

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